La section fédérale des assurances de la FEC-FO apporte son soutien aux salariés de la MAIF et à FO MAIF

Posté par foassurances le 10 mai 2012

La section fédérale des assurances de la FEC-FO apporte son soutien aux salariés de la MAIF et à FO MAIF qui a décidé d’appeler à la grève le 18 mai 2012 et à se rassembler à Tour à l’Assemblée Générale de la MAIF
Contre SDO
Contre l’accord classification

Retour à l'accueil newgif001.gif FO MAIF indique que malgré la période de vacances scolaires et le manque d’unité, la grève du 18 avril a été une réussite. De nombreux collègues se sont mobilisés, de nombreuses actions ont été menées, enfin de nombreux sociétaires ont signé notre pétition et continuent de la signer en ligne. Ce mouvement qui fait suite à la grève réussie et appelée par FO du 8 décembre 2011, a été très relayé par les médias locaux.

Tous les sociétaires contactés ont exprimé leur solidarité avec notre lutte. 

L’Assemblée Générale qui s’est tenue au siège avec les collègues du niortais, a fait les constats suivants :

  • le projet d’accord Classification-Rémunération va être bientôt signé par deux organisations syndicales,
  • le déploiement SDO a été validé par le Conseil d’Administration pendant l’AG du personnel avec deux voix contre : celle des administrateurs salariés CGT et CFDT,
  • les deux expertises menées par des cabinets différents sur les volets classification-rémunération et SDO démontrent que ces deux projets sont nuisibles à très court terme pour tous les salariés, qu’ils soient employés ou cadres, du réseau, de la gestion ou des services supports du siège. Personne ne sera épargné. 
  • non seulement il n’y a aucune justification économique à ces deux projets pour  la Mutuelle, qui  jouit d’une excellente santé financière mais ils la mettent en danger,
  • les problèmes de la Mutuelle sont ailleurs : des contrats qui se banalisent et demeurent chers, un problème d’accessibilité lié d’abord au manque d’effectif dans le cœur du métier…,
  • il y a d’autres moyens que SDO. Il est aberrant de dépenser des centaines de millions d’euros en déplaçant des salariés alors que les outils modernes de communications (SVI, GED…) permettent d’envoyer les flux où l’on veut et de mutualiser le travail (contrats et dossiers sinistres simples),
  • SDO et le projet Classification Direction-CFDT-CGC sont une catastrophe pour l’ensemble des salariés,
  • le projet classification fera perdre à terme du salaire à tous, employés et cadres,
  • le rôle des syndicats n’est pas d’accompagner les projets des patrons ou de limiter la casse, mais de l’empêcher…

 C’est pourquoi l’AG a décidé de mobiliser massivement en appelant à la grève le 18 mai 2012 lors de l’Assemblée Générale MAIF et d’inviter les salariés à se rassembler devant le Centre de Congrès le Vinci de Tours.

Plusieurs salariés niortais se sont déjà proposés pour héberger les collègues qui viendraient de loin. 

FO revendique :

  • Retrait du projet SDO
  • Maintien de tous les emplois sur tous les sites
  • Remplacement de tous les postes « sinistres » vacants
  • Retrait du projet classification de la direction

La section fédérale des assurances de la FEC-FO soutient totalement ces revendications

et s’adresse à la Direction de la MAIF : quand va-t-elle comprendre que l’intérêt de la MAIF

comme de ses sociétaires et de ses salariés est de satisfaire ces revendications ?

Jean-Simon Bitter

Secrétaire de la section fédérale

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A la GMF, FO et CGT maintiennent l’action sur les revendications

Posté par foassurances le 6 avril 2012

GMF, après la grève du 12 mars, face aux manœuvres de la Direction, FO et CGT maintiennent l’action sur les revendications

Retour à l'accueil  Les syndicats FO et CGT restent unis sur des revendications précises

  • Pas d’organisations dérogatoires lorsqu’il y a des pics d’activité,
  • Des embauches en CDI à temps complet,
  • Arrêt du tout téléphone et du zapping,
  • Quatre demi-journées de gestion par semaine,
  • Arrêt du flicage via l’outil SILVA.

Après la grève du 12 mars suivie très massivement, après le blocage des centres de gestion, les syndicats CGT et FO ont été reçus le 16 mars 2012 sur ces revendications par la Direction.

La délégation a soutenu les revendications et pris appui sur les les conclusions de l’expertise votée par les élus CHSCT de Saran sur la mise en place de l’outil SILVA. Ils ont exigé le retrait de cet outil de flicage, dont les conséquences potentielles sur la santé morale et physique des salariés sont démontrées.

Après avoir écouté la délégation,la Directionn’a proposé que les 8 embauches annoncées à la réunion du Comité d’Entreprise de janvier (5 en IRD et 3 aux Moyens Généraux) et pour tout le reste a renvoyé aux chantiers de réflexion qui vont être mis en place dans les centres de gestion.

Les syndicats FO et CGT de la GMF disent qu’ils ne connaissent que trop ces chantiers de réflexion dont les conclusions sont déterminées d’avance et qui ne servent qu’à donner l’illusion qu’ils sont impliqués dans les choix d’organisation. Ils ne sont pas dupes !

Les syndicats FO et CGT maintiennent les revendications et ont décidé de réunir des assemblées des salariés dans les centres de gestion où nous proposons de réaffirmer les revendications jusqu’à satisfaction en précisant le nombre d’embauches nécessaire en CDI.

Jean-Simon Bitter

Secrétaire de la section fédérale

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GMF, grève le 12 mars à l’appel de FO et CGT

Posté par foassurances le 14 mars 2012

GMF, succès de la grève appelée par FO et CGT,  la Direction doit répondre positivement aux revendications

Retour à l'accueil   La section fédérale des assurances de la FEC-FO apporte son total soutien aux salariés de la GMF et aux syndicats CGT et FO qui ont appelé les salariés des centres de gestion à faire grève le 12 mars 2012 de 8 heures 30 à 12 heures.

C’est la dégradation des conditions de travail, l’exigence du tout téléphone, des systèmes de contrôle individuel et la politique systématique de sous-effectifs qui provoquent la colère des salariés.

Les syndicats FO et CGT sont unis sur des revendications précises (lire le tract):

  • Pas d’organisations dérogatoires lorsqu’il y a des pics d’activité,
  • Des embauches en CDI à temps complet,
  • Arrêt du tout téléphone et du zapping,
  • Quatre demi-journées de gestion par semaine,
  • Arrêt du flicage via l’outil SILVA.

Cette grève a été suivie très massivement à plus de 70 %. Les centres de gestion ont été bloqués. Cette grève a reçu des témoignages de sympathie de l’ensemble des salariés de la GMF et aussi de Téléasurance et de Fidelia.

Les syndicats CGT et FO seront reçus le 16 mars 2012 sur ces revendications.

La Direction de la GMF doit répondre positivement à ces revendications.

Jean-Simon Bitter
Secrétaire de la section fédérale

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JEC Mars : MAIF, non à la remise en cause du droit de grève et de pétition

Posté par foassurances le 10 mars 2012

MAIF, non à la remise en cause du droit de grève et de pétition

Retour à l'accueil  Vous trouverez ci-après le message de soutien de la Section Fédérale des Assurances de la FEC-FO à la Section FO de la MAIF et la lettre ouverte au Président de la MAIF :

Message de soutien :

Chers camarades,

La section fédérale des assurances de la FEC-FO s’associe pleinement à la lettre ouverte de la section FO de la MAIF. Elle est également en tous points d’accord avec la réaction de l’UD FO des Deux-Sèvres et est certaine de la solidarité de toutes les organisations FO, à tous les niveaux.

Vous le savez, la section fédérale appuie sans réserve votre action pour le retrait du projet SDO, le maintien de tous les emplois sur tous les sites et le remplacement de tous les postes « sinistres » vacants, action qui vous a conduit à appeler à une grève massivement suivie et à une pétition.

En dénonçant votre action dans un message adressé à tous les salariés, le Président de la MAIF porte atteinte au droit de grève et de pétition, il prétend contester le droit, pour un syndicat, de définir librement ses revendications et de les soutenir par l’action syndicale.

Notre organisation FO ne peut l’accepter. Mais également toute organisation syndicale attachée au droit de revendication et de grève devrait réagir.

Fraternellement

Jean-Simon Bitter
Secrétaire de la section fédérale  

Lettre ouverte au Président de la MAIF :

FO Section MAIF
Niort, le 22 février 2012

 Monsieur le Président,

Nous estimons devoir répondre par lettre ouverte à votre courriel du 21 février 2012 adressé à l’ensemble des salariés et militants et intitulé « Mise au point sur SDO »,  dans lequel vous vilipendez Force Ouvrière.

Nous sommes très surpris par le ton de cette prose qui n’est pas coutumier au militant que vous êtes et que nous connaissons.

La gravité de vos affirmations et de votre attaque à l’égard de notre Organisation Syndicale nous conduit à vous demander un droit de réponse par le même canal à l’ensemble des salariés et militants.

Comme tous, Force Ouvrière déplore l’augmentation du taux de départ (bien qu’encore inférieur à celui du marché) mais nous en connaissons tous les causes : la tarification, le manque d’innovation des contrats, les restrictions en matière de gestion sinistres… Les élus FO au  Comité d’Entreprise alertent la Directionà ce sujet depuis trop longtemps, en vain.

Vous accusez Force Ouvrière d’être à l’origine du départ de sociétaires. Nous vous mettons aujourd’hui au défi de nous en donner le nombre et les noms afin que nous les contactions pour connaître les réelles motivations de leur décision. Nous vous rappelons que les conditions générales de la MAIF ne permettent pas aux sociétaires de résilier leurs contrats en cours d’année sauf en cas de sinistre ou de disparition du risque. Nous vous informons aussi que notre pétition n’est en ligne que depuis le 7 février 2012.

Vous nous accusez de « nuire à l’outil de travail » en communiquant vers les sociétaires. Ces derniers ne devraient-ils donc avoir que votre analyse et votre vision de l’avenir de la Mutuelle ? Voici une bien étrange conception des libertés démocratiques !

Oui, nous combattons votre projet SDO par tous les moyens, car ce projet est dangereux pour tous les salariés, employés et cadres, mais aussi pour l’avenir de la Mutuelle.

Oui, nous combattons votre projet d’accord Classification/Rémunération, car lui aussi est dangereux pour les salariés et diminuera à terme leur progression salariale.

Nous vous rappelons au passage que nous ne sommes pas seuls et que plus de 1000 salariés du réseau ont fait grève le 8 décembre dernier à l’appel de Force Ouvrière, contre ces deux projets dont ils ont bien compris l’objectif.

Nous ne sommes évidemment pas co-gestionnaires dela Mutuelle, notre objectif est effectivement la défense des intérêts matériels et moraux des salariés, en toute indépendance et liberté.

Vous nous demandez d’entrer dans le rang des Organisations Syndicales dites responsables que vous qualifiez de partenaires. Nous ne sommes pas des partenaires, Monsieur Le Président, nous sommes des interlocuteurs sociaux. Nous sommes le contrepoids à votre pouvoir exorbitant d’employeur. Notre devoir est de combattre vos projets quand ils menacent les intérêts des salariés et non de les accompagner.

Informer les sociétaires et leur donner notre point de vue sur vos projets est pour nous un moyen d’avoir leur soutien et une forme d’action démocratique.

Nous comprenons fort bien que ceci vous dérange, mais sachez que rien n’entamera la détermination de Force Ouvrière qui reste cependant toujours prête à négocier sur les dossiers en cours dans l’intérêt des salariés et de la Mutuelle.

Enfin, nous vous faisons également part de l’indignation des représentants des salariés de la MAAF.Cesderniers ont en effet été choqués par vos propos les concernant. Non, Monsieur le Président, les salariés de la MAAF ne dénigrent pas la MAIF, ils ont autre chose à faire et répugnent à ce genre de pratiques commerciales. Ils n’ont d’ailleurs pas besoin de tels arguments pour vendre leurs contrats.

Nous adressons copie de ce courrier à Jean Claude MAILLY, Secrétaire Général de la Confédération Force Ouvrière que vous avez rencontré le 16 septembre 2011 et avec lequel vous avez  pu échanger sur les valeurs de l’économie sociale qui pour nous restent : les principes de la Mutualité.
Nous adressons également copie à Jean Simon BITTER, Secrétaire de la section fédérale des assurances FO, et à Jocelyne BAUSSANT, Secrétaire Générale de l’Union Départementale  FO des Deux-Sèvres.

Veuillez recevoir, Monsieur le Président, nos salutations militantes et mutualistes.

Pour Force Ouvrière,
Le Secrétaire,
Proust

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JEC Février : DES FAITS, RIEN QUE DES FAITS …

Posté par foassurances le 14 février 2012

DES FAITS, RIEN QUE DES FAITS …

Retour à l'accueil   Notre fédération, la FEC-FO, a tenu une conférence de presse pour dénoncer les anomalies constatées dans le décompte des voix dans le secteur des assurances, condamner le chèque syndical chez AXA et soutenir nos revendications dans le secteur.

La conférence a été ouverte par Serge Legagnoa, secrétaire Général de la FEC-FO, Philippe Gensse, délégué syndical central FO chez AXA,  Georges de Oliveira, permanent FO assurances, et Jean-Simon Bitter représentaient la section fédérale.

Le secrétaire de la section fédérale des assurances a fait la présentation des faits et des revendications.

La rénovation du dialogue social dans l’assurance, une conception malsaine.

Dans l’assurance un accord « portant rénovation du dialogue social dans l’assurance » a été signé le 3 janvier 2011 entre la FFSA et le GEMA coté patronal et la CFDT, la CFE-CGC et la CGT côté syndical. Il prévoit la création d’une association et le versement par les entreprises d’une contribution de 5 euros par salarié. La somme collectée soit, pour environ 135 700 salariés, 678 500 euros,  est ensuite répartie au profit des fédérations syndicales en fonction des résultats électoraux. Puisqu’un salarié sur deux ne vote pas en moyenne dans la profession ce système a pour effet que le vote d’un salarié revient au versement de 10 €.

10 € par voix, c’est une conception malsaine qui se rapproche de celle du chèque syndical chez AXA, une monétisation des élections est une atteinte à un principe d’indépendance : l’adhésion et la cotisation d’un salarié à une organisation syndicale doivent être librement choisies et ne peuvent être financées par l’employeur.

Des anomalies signalées et non corrigées

Lors de la négociation et au moment de la signature de l’accord du 3 janvier 2011, il était joint un tableau créditant notre organisation de 10,8 % des voix constatées à  fin novembre 2010. Après la signature, un nouveau tableau était transmis par la FFSA comptabilisant les voix à fin décembre 2010.

En un mois, sans élection, notre organisation passerait de 10,8 % à 9,6 % et perdrait 566 voix !

Dans le même temps la CFDT gagnerait 1034 vois et la CFE-CGC 1392 voix ! Comment est-ce possible ? Il y a peut-être des retards de saisie mais nous avons constaté que dans les élections les plus importantes de 2010 notre syndicat a nettement progressé. Alors mystère !

Nous avons demandé à la FFSA de nous permettre de vérifier. C’est en effet la FFSA qui enregistre les résultats. Nous nous sommes présenté les 15 et 22 avril 2011. La FFSA nous a indiqué que les résultats étaient enregistrés dans des feuilles Excel, une pour les résultats arrêtés fin novembre 2010 et une pour les résultats arrêtés fin décembre 2010. Dans ces feuilles il y a une ligne par établissement et par collège. Mais on ne nous a donné qu’une extraction de ces feuilles avec seulement les établissements où FO avait des candidats. Cela a permis de vérifier d’où venaient les écarts pour notre syndicat mais pas d’où venait la progression mystérieuse d’autres syndicats.

Nous avons constaté que des entreprises avaient été retirées du périmètre : les sociétés d’assistance et des sociétés connexes comme l’IFPass. Mais il y avait surtout des anomalies de saisie, par exemple : aucune ligne pour MACIF Centre Ouest Atlantique non cadres où nous avions des candidats, aucune ligne pour APRIA RSA Ajaccio où nous avions des candidats, aucune ligne pour les établissements de GROUPAMA où nous présentions des listes communes, aucune ligne pour GFA Caraïbes où nous avons une présence FO importante, aucune ligne pour les non cadres d’AVIVA Vie ni du GIE AVIVA ou là aussi nous avions des candidats …. Cela représente des centaines de voix.

Nous avons signalé ces erreurs à la FFSA et réclamé la mise en place d’une méthode incontestable de validation des résultats. Les anomalies n’ont pas été corrigées et cette méthode de validation n’est pas mise en place même à l’état de projet. Pourtant les résultats ont été publiés et exploités pour discréditer notre syndicat FO et annoncer qu’il était en voie de perdre sa représentativité. C’est contraire aux faits. Nous avons demandé à un huissier de justice de constater les anomalies dans les feuilles Excel.

Nous sommes en 2012, il faut reconnaitre que les résultats ne sont pas fiables et abandonner ce système malsain et revenir au système antérieur.

Quant aux 5 euros par salarié, notre syndicat FO réclame qu’ils soient versés au régime professionnel de prévoyance ce qui correspond à ce que la FFSA et la GEMA estiment nécessaire pour son équilibre. La FFSA et la GEMA devront alors renoncer à leur volonté de créer une cotisation salariale de 0,1 %.

Le chèque syndical, un dispositif tourné contre l’indépendance syndicale et contre les salariés

Le chèque syndical (ou bon de financement) est une lettre que reçoit chaque salarié d’AXA en bas de laquelle figure un « chèque » détachable d’une valeur nominale de 44,30 € pour les non cadres et de 52,80 € pour les cadres. Chaque salarié peut le remettre à un syndicat qui encaisse alors la somme correspondante auprès d’AXA. Notre syndicat FO a toujours refusé d’encaisser ce chèque syndical.

Ce dispositif est directement dirigé contre l’adhésion syndicale puisque le chèque s’apparente à une cotisation qui, en l’occurrence, est payée par l’employeur. C’est contraire à l’indépendance syndicale. Et comment un syndicat pourrait-il défendre les intérêts des salariés s’il n’est pas indépendant ?

Le chèque syndical n’est pas numéroté et il ne porte aucun nom, ce qui permet toutes les manipulations (chèques échangés contre un bon repas ou des facilités commerciales, chèque en double au bénéfice d’un syndicat, chèques achetés à une valeur inférieure à leur valeur nominale …).

Jamais FO n’a accepté ce dispositif. A sa création, il y a plus de 10 ans, FO était exclu des syndicats bénéficiaires parce qu’il n’était pas signataire. Mais la cour de cassation a rendu des arrêts qui ont  eu pour effet de rendre FO « éligible » au chèque syndical ce qui mettait fin à une discrimination. Mais nous avons continué à refuser d’encaisser le chèque. Pourtant les salariés tiennent à nous le donner pour marquer leur soutien à notre syndicat FO dont ils saluent l’indépendance et la combativité pour défendre leurs intérêts.

Il n’a pas toujours été fait mention objectivement, dans la presse, du refus de notre syndicat d’encaisser ce chèque. C’est pourquoi nous avons voulu en faire la démonstration publique ce 9 février 2012 en présentant aux journalistes des centaines de chèques que nous avons publiquement détruits.

La preuve que ce chèque syndical détourne les syndicats qui l’acceptent de leur mission de défense des intérêts des salariés est dans une disposition de l’accord qui régit le chèque syndical. Il y est écrit que sa valeur nominale sera augmentée chaque année du niveau de l’inflation. Les salariés aimeraient que leur salaire de base soit, comme le chèque syndical, au moins indexé sur l’inflation. Des syndicats qui encaissent le chèque syndical signent des accords salariaux avec des augmentations générales bien inférieures à l’inflation.

Depuis 2006, la valeur nominale du chèque syndical a progressé de 8,3 % comme l’inflation alors que les augmentations générales ont été nettement inférieures puisqu’elles n’ont progressé que de 6,7 % pour les non cadres.

FO demande qu’on en finisse avec le dispositif du chèque syndical et que sa valeur, environ un million d’euros, soit directement versée, comme salaire, aux salariés.

FO revendique que les augmentations générales de salaires soient fixées au moins au niveau de l’augmentation du coût de la vie pour toutes les catégories cadres et non cadres.

La monétisation des élections est tournée contre les garanties des salariés.

La Loi du 20 août 2008 et l’accord du 3 janvier 2011 conduit un de ses signataires, la CFDT, à réclamer la modification du périmètre des conventions collectives.

Il y a dans le secteur de l’assurance quatre branches bien distinctes, celle de l’assurance proprement dite, celle de l’assistance, celle du courtage et celle des agences générales chacune munie d’une ou plusieurs conventions collectives.

Dans l’assurance proprement dite, il y a quatre conventions collectives, celle des employés et cadres sédentaires, celle des producteurs salariés de base et celle des échelons intermédiaires qui sont des commerciaux salariés non sédentaires, et enfin celle des inspecteurs qui sont appelés régulièrement à se déplacer sur le terrain.

  • FO réclame le respect des conventions collectives et de leurs périmètres.

 

  • FO réclame le retour aux droits collectifs, le retour aux augmentations générales pour tous, cadres et non cadres d’un montant au moins égal à l’augmentation réelle du coût de la vie, le rétablissement de la prime d’ancienneté (saluons le combat de FO à la MAIF qui a appelé à la grève pour la défense des droits collectifs et qui lutte pour le maintien de l’avancement automatique à l’ancienneté).


  • FO revendique l’arrêt des suppressions d’emplois, le maintien en poste de tous les salariés qu’ils soient CDI, CDD, intérimaires ou prestataires.

 

Jean-Simon Bitter
Secrétaire de la section fédérale.

Liens vers les articles de presse sur la conférence 

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JEC Janvier – Generali : « L’affaire GPA » …

Posté par foassurances le 12 janvier 2012

GENERALI : « L’affaire GPA » …

Retour à l'accueil   « L’affaire GPA empoisonne de nouveau Generali » c’est ainsi que l’Argus des assurances titre un article du 6 janvier 2012.

En effet la Cour de Cassation a cassé une décision de la Cour d’Appel de Rennes (*) qui avait estimé que le licenciement de salariés de Generali pour causes économiques était justifié. Et le journal rappelle que 222 salariés ont été licenciés en 2007 pour avoir refusé un avenant à leur contrat de travail modifiant leur mode de rémunération.

L’Argus oublie de signaler l’essentiel.
L’avenant au contrat de travail est le produit d’un accord signé par tous les syndicats sauf notre syndicat FO.
C’est pourtant ce que tous les journaux, à commencer par l’AFP, ont souligné. Il faut en effet rappeler que les syndicats CFDT, CGT, CFE-CGC et CFTC ont signé cet accord de baisse de rémunération qui est à l’origine des licenciements, qu’ils ont approuvé le « plan social » qui en a été la conséquence.

Rappelons que notre syndicat FO était le seul syndicat représentatif qui s’est opposé à la signature, que nous avons été les seuls à mobiliser contre ce plan de licenciements, que nous avons été stigmatisés par l’employeur et plusieurs responsables syndicaux pour avoir refusé le consensus contre les salariés. Rappelons également que les salariés licenciés ont été insultés, désignés comme refusant de soutenir l’entreprise par l’employeur mais aussi par des responsables syndicaux.

Les salariés qui ont contesté leur licenciement avec FO ont obtenu gain de cause devant les  Prud’hommes mais Generali a fait appel.
D’autres ont mené une action désespérée de grève de la faim qui a reçu le soutien de notre syndicat FO et qui a finalement abouti. D’autre ont également obtenu gain de cause mais ont été déboutés en appel. L’arrêt de la Cour de Cassation du 14 décembre 2011 est une bonne nouvelle pour tous les salariés licenciés qui voient leur chance d’être indemnisés, sans contestation possible, renforcée.

Cet arrêt a été remarqué (voir article du monde daté 14 décembre 2011) parce qu’il est symptomatique d’une question de portée générale : ce n’est pas parce qu’un patron, ou le gouvernement a réussi à réunir un important consensus avec des organisations syndicales qui agissent contre leur nature ou un « pacte social » comme on dit, qu’il aura convaincu les salariés, qu’il aura évité leur résistance avec notre syndicat FO voire leur colère.

Cet arrêt de la Cour de Cassation a été remarqué pour une autre raison. Le 13 décembre c’était « une journée d’action », un « temps fort » des confédérations CGT-FSU-CFDT-SUD et UNSA. Très confidentielle cette opération était au fond destinée à entériner une politique de réduction des dépenses publiques et de coupes budgétaires. En effet, ce même 13 décembre, François Chérèque, secrétaire confédéral de la CFDT, participait à un entretien du MEDEF sur la compétitivité des entreprises et y déclarait « La CFDT n’est pas hostile à la maîtrise des dépenses publiques et au contrôle des budgets des états ». Il était dans la même salle qu’un représentant du MEDEF qui se plaignait que les accords signés dans les entreprises puissent être contestés en justice par des salariés et réclamait des changements de la loi pour « sécuriser les accords ».

L’enjeu est considérable. Notre syndicat FO soutient la pratique contractuelle et soutient, de toutes ses forces, les salariés licenciés par Generali. Il n’y a aucune contradiction. Un accord collectif ne devrait jamais être inférieur aux droits antérieurs, il ne devrait jamais remettre en cause les contrats de travail. Notre syndicat FO défend un principe général du droit très important : le principe de faveur  qui fait que c’est toujours la disposition la plus favorable qui doit profiter aux salariés.

A ces entretiens du MEDEF sur la compétitivité, participait également la CFE-CGC qui aujourd’hui soutient, toujours au nom de la compétitivité des entreprises, la « TVA sociale ». Cela signifie que les entreprises continueront à être exonérées de cotisations, ce qui n’est rien d’autre qu’une baisse du salaire différé, et que la charge sera transférée sur les consommateurs c’est-à-dire majoritairement les salariés. Comment un syndicat peut-il approuver une telle chose ?

Un syndicat a pour rôle, pour seul rôle, de défendre les intérêts des salariés. C’est la conception de notre syndicat FO.
Il y a plusieurs syndicats qui ont des conceptions diverses et c’est nécessaire en démocratie. Mais dans la voie des « pactes sociaux » il ne peut y avoir que la division. La seule voie qui permette de réaliser l’unité à laquelle aspirent les salariés, c’est la défense de leurs intérêts sur des revendications précises.

C’est ce que propose notre syndicat FO : unité pour le rétablissement des droits collectifs, pour les augmentations générales de salaires, contre tout licenciement, pour le maintien des sites et le maintien en postes de tous les salariés.

Jean-Simon Bitter
Secrétaire de la section fédérale.

(*) Cliquez sur ce lien pour voir l’arrêt de la Cour de Cassation du 14 décembre 2011

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JEC Décembre : Un accord honteux de suppression d’emplois

Posté par foassurances le 22 décembre 2011

AXA : Un accord honteux de suppression d’emplois

Retour à l'accueil   Un accord européen a été signé le 14 septembre 2011 entre AXA et syndicats CFDT, CFE-CGC, CGT, UDPA/UNSA et UNI Europa Finance.
Nous tenons à préciser qu’en aucun cas UNI Europa Finances ne peut engager par sa signature notre fédération, la FEC-FO,  qui ne pourra accepter que son adhésion à UNI soit instrumentalisée.
En effet il s’agit d’un accord qui se conclut en envisageant le « recours aux plans sociaux et/ou plans de départs volontaires ».
« Plans sociaux » ou « plans de sauvegarde », c’est ainsi qu’il est convenu de nommer les plans de licenciements. Ce n’est pas seulement de l’hypocrisie, c’est avant tout dans l’intention d’associer les syndicats aux suppressions d’emplois. Ce consensus est en place dans le cadre de la GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et de compétences » est en pace depuis des années chez AXA et s’est déjà traduit par des suppressions massives d’emplois (en 18 mois baisse des effectifs de 6,2 %).

Mais avec cet accord européen il s’agit d’aller plus loin encore.

En préambule AXA s’engage à :
« A traiter les décisions de transfert international d’activités (par exemple en cas de délocalisation) en appliquant les principes de dialogue social énoncés dans ce texte aux pays européens concernés. »

Autrement dit, AXA s’engage à délocaliser …

AXA s’engage encore à :
« … prendre en compte la nécessité de garder ses compétences internes et de fonctionner dans un souci de rentabilité … engage ses salariés à la souplesse et à envisager la possibilité d’accepter des évolutions d’emploi. »

Cela signifie que les salariés devront accepter les mobilités forcées, les déqualifications, la dégradation des conditions de travail pour qu’AXA prenne en compte (sans aucun engagement) la nécessité de garder ses compétences.

Les syndicats qui ont signé ça acceptent et même encouragent les réorganisations avec leurs conséquences désastreuses sur les conditions de travail et les qualifications. Ils savent que ceci ne pourra qu’aggraver les suppressions d’emploi.
Aussitôt l’accord signé, AXA annonçait la suppression de 1600 postes sur 9000 en Allemagne d’ici 2015. Mais, nous dit-on AXA Allemagne a signé un accord empêchant tout licenciement jusqu’en …. 2014. Cela veut dire qu’AXA va pratiquer en Allemagne la même méthode qu’en France : faire souffrir les salariés en dégradant leurs conditions de travail, les pousser au départ jusqu’en 2014 et en 2015, si l’effectif ne s’est réduit de 1600 AXA pourra licencier.

C’est bien sûr la crise de la dette qui conduit chez AXA, comme dans toute l’assurance, aux suppressions d’emplois aussi massives. Mais cette dette n’est pas celle des salariés et ni AXA, ni aucun autre groupe, ne pourrait imposer aux salariés de tels reculs sans le consensus servile dont l’accord de groupe du 14 septembre es un exemple.

FO refuse ce consensus. FO reste un syndicat indépendant qui s’oppose à toute suppresSecrétaire de la section fédérale.sion d’emploi.

FO propose l’unité et la mobilisation dans l’unité pour stopper, en France comme en Allemagne et dans tous les pays,  les réorganisations, la dégradation des conditions de travail et les suppressions d’emplois .

FO revendique :

  • ­    Aucune suppression d’emploi
  •     Maintien en poste de tous les salariés qu’ils soient CDI, CDD ou prestataires

Jean-Simon Bitter
Secrétaire de la section fédérale.

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JEC Novembre : NON AUX SUPPRESSIONS D’EMPLOIS !

Posté par foassurances le 13 novembre 2011

NON AUX SUPPRESSIONS D’EMPLOIS !

Retour à l'accueil  La Direction d’Allianz vient de présenter son plan stratégique 2012-2015. Sur cette période, elle prévoit de supprimer 2 700 emplois (1 200 pour les salariés administratifs, 1 500 pour les salariés commerciaux).

D’autres groupes ont fait des annonces comparables de même ampleur. Tous ont des plans de suppressions d’emplois dans les tiroirs. Tous mettent en avant les mêmes causes : la crise financière, la dette souveraine, les nouvelles normes prudentielles (solvabilité 2)…

Mais cette dette n’est pas celle des salariés, mais cette crise n’est pas le fait des salariés !

Mais ces nouvelles règles ne sont pas là pour soutenir l’activité d’assurance, bien au contraire, elles ne visent que la réduction du coût du travail et le profit des actionnaires.

Tous ces groupes mentent quand ils prétendent qu’ils ne feront pas de licenciements. En fait, ils contournent les obligations légales et ont déjà commencé.

Les premières victimes sont les salariés précaires en CDD, y compris les alternants, les intérimaires, les prestataires. Chez AXA, en 18 mois, de décembre 2009 à juin 2011, les effectifs ont baissé de 6,2 % et,parmi eux, le nombre de CDD, y compris alternants, a diminué de 31,5 %.

Et s’agissant des prestataires qui, pour la plupart, occupent en réalité des postes sous la subordination directe dans l’entreprise d’assurance, aucune information n’est communiquée ; mais ils sont des milliers livrés à l’arbitraire.

Tous les salariés, y compris en CDI, en sont victimes. Les conditions de travail deviennent insupportables du fait des sous-effectifs. Les départs en retraites ne sont pas remplacés. Les restructurations se succèdent.

Des salariés ont quelques fois connu plusieurs restructurations successives. Ils subissent la suppression de leur service, une reconversion difficile et humiliante puis une nouvelle disparition du service… Chez Generali par exemple, un service de 33 personnes est appelé à disparaître et, alors que la consultation du comité d’entreprise n’est pas achevée, ils sont tenus chaque matin de rechercher des postes dans la bourse de l’emploi. Ils sont révoltés.

Notre syndicat FO ne peut pas accepter.
Mais quel syndicat de salariés pourrait accepter ?

  • Aucune suppression d’emplois !
  • Maintien de toutes les activités sur place et non à la disparition des services !
  • Maintien en poste des CDD et des prestataires !
  • Remplacement de tous les départs en retraite par des embauches en CDI !

Jean-Simon Bitter
Secrétaire de la section fédérale
Le 10 novembre 2011

DÉCLARATION DE LA COMMISSION EXÉCUTIVE CONFÉDÉRALE du 09/11/11

Pour la CE, les annonces du Premier ministre le 7 novembre accentuent l’austérité imposée par le gouvernement depuis plusieurs années. En moins de 3 mois, les salariés sont lourdement touchés : taxes sur les complémentaires santé, CSG, aggravation de la contre-réforme des retraites, augmentation des impôts (IRPP -TVA), perte de pouvoir d’achat de prestations sociales, détérioration et remise en cause accentuées des services publics et des services de santé (RGPP); autant de mesures que la CE de FO condamne et dont elle demande l’abandon.

Pour la CE, l’austérité constitue une triple erreur, un triple danger :

  • elle menace l’activité économique et l’emploi faisant glisser l’économie vers la récession,
  • elle accentue les inégalités sociales et veut faire payer aux travailleurs une crise dont ils ne sont pas responsables,
  • elle sape les principes républicains et les droits sociaux.

Pour la CE l’austérité, d’où qu’elle vienne (« de droite ou de gauche ») est inacceptable.
En ne s’émancipant pas des marchés financiers, en s’inscrivant dans la dictature de la dette, les gouvernements fragilisent la démocratie et l’Union Européenne s’affiche de plus en plus comme une contrainte restrictive, le dumping et la régression l’emportant sur la solidarité et le progrès.

Pour toutes ces raisons, la CE considère qu’une réponse déterminée est nécessaire.
Cette réponse ne peut en aucun cas consister en une succession de manifestations ou journées d’action dont on a fait le constat de l’inefficacité l’an dernier.

Pour la CE, condamner les plans d’austérité annoncés et contrer toutes nouvelles annonces nécessite de préparer, par l’action commune, un appel à 24 heures de grève interprofessionnelle.

Adoptée à l’unanimité.
Paris, le 9 novembre 2011

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Une CNP des syndicats FO du Secteur des Assurances radicalement tournée vers les revendications

Posté par foassurances le 26 septembre 2011

Une Conférence Nationale Professionnelle des Syndicats Force Ouvrière du Secteur des Assurances radicalement tournée vers les revendications

Retour à l'accueil  Au moment où les attaques sur les acquis des travailleurs sont à un niveau jamais atteint, plus de 100 délégués des syndicats de l’Assurance se sont réunis à La Rochelle dans le cadre de la Conférence Nationale professionnelle du 20 au 22 septembre 2011.

Nous avons eu le plaisirs de la présence du secrétaire général de l’Union départemental de Charente maritime, René Ferchaud, qui nous a accueillis.

Serge Feuga, le trésorier général de la FEC-FO est intervenu sur les conséquences de la Loi du 20/08/2008.

Serge Legagnoa, secrétaire général de la FEC-FO a apporté son soutien à la section fédérale des Assurances lors de son intervention. Une intervention menée dans un esprit très combatif.

Le rapport moral et d’orientation a été présenté par Jean Simon Bitter au nom du Bureau de la Section fédérale et a été suivi de nombreuses interventions. Il a été approuvé à l’unanimité.

Les travaux de la conférence ont été caractérisés par une très forte participation des syndicats et des militants, jeunes et moins jeunes, témoignant du véritable élan de syndicalisation existant dans notre organisation.

La Conférence Nationale professionnelle est toujours un moment de forte convivialité et d’échanges fraternels. Elle n’en reste pas moins le lieu d’élaboration combatif de revendications claires et précises permettant, à tous les militants et syndiqués, de se donner un cadre de référence dans la lutte pour la défense des intérêts des salariés et pour le développement de notre organisation.

Les journées de La Rochelle n’ont pas dérogé à la règle. Tous les intervenants en assemblée plénière comme en commissions ont analysé avec une très grande lucidité les revendications et actions nécessaires tant dans leurs entreprises que dans nos branches.

Mais plus encore est remarquable, la réflexion commune pour développer la syndicalisation.

Les trois résolutions adoptées en sont l’expression : renforcer notre syndicat Force ouvrière, seul syndicat indépendant rejetant les « pactes sociaux », les consensus contre les intérêts des salariés.

Nous vous communiquons dès aujourd’hui ces résolutions qui seront également publiées sur notre site, ce qui sera une indication au patronat que nous ne renoncerons à aucune de nos revendications.

 

Jean Simon BITTER          Georges DE OLIVEIRA

Les résolutions adoptées : ( cliquez sur les liens pour ouvrir les fichiers .pdf )

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Défendre le contrat de travail contre le concept réactionnaire de contrat d’activité

Posté par foassurances le 20 septembre 2011

Défendre le contrat de travail contre le concept réactionnaire de contrat d’activité

Retour à l'accueil  La conférence professionnelle des assurances de la FEC-FO se tiendra à la Rochelle du 20 au 22 septembre. Un grand nombre de délégués est attendu.Nous constatons lors des réunions des syndicats et des sections syndicales une forte participation. Nous sommes aujourd’hui heureux d’accueillir de nouveaux adhérents et il est remarquable de constater qu’il s’agit de jeunes mais aussi de salariés anciens qui décident aujourd’hui de se syndiquer tant ils sont révoltés par la dégradation des conditions de vie et de travail.

Les jeunes sont souvent en situation précaire sous toutes les formes CDD, y compris alternants, prestataires, temporaires …

Notre section fédérale a souvent dénoncé le recours massif à l’alternance dans des conditions scandaleuses. En effet, surtout dans de grands groupes privés,  ces jeunes ne sont pas formés mais exploités. Utilisés comme « ressources humaines »  ils sont affectés à des tâches peu qualifiées pendant deux ans,  sans aucune formation, sans aucune possibilité de s’informer ni de pratiquer les divers aspects de la profession d’assurances. Ils ne sont pas soutenus pour l’obtention de leurs diplômes, mais au contraire, entravés dans leurs préparations.

Une loi récente, adoptée le 28 juillet 2011, a encore aggravé les conditions dans lesquelles les entreprises peuvent recourir à l’alternance.

Notre syndicat FO réclame la négociation d’un accord de branche imposant aux entreprises de proposer un CDI à tout jeune en alternance, qu’il ait obtenu son diplôme ou non.

Ce n’est pas une revendication exagérée, c’est une revendication nécessaire et juste. L’injustice c’est l’exploitation à bas prix de ces jeunes.

Cette Loi du 28 juillet comporte un autre volet qui concerne la sécurisation des parcours professionnels. Elle prévoit la création du « contrat de sécurisation professionnelle » (CSP) destiné à remplacer les actuels « convention de reclassement personnalisé » et « contrat de transition professionnelle » (CTP).

Ce contrat de sécurisation professionnel n’est pas un contrat de travail, c’est un contrat avec … Pôle Emploi.  L’acceptation du CSP par un salarié entraîne la rupture du contrat de travail … sans indemnité de préavis en cas d’ancienneté supérieure à un an.

Pendant 12 mois, le salarié licencié devient employable en qualité de CDD ou de travailleurs temporaire. Il est réputé avoir abouti à un emploi pérenne s’il sort du dispositif avec un CDD de 6 mois, un contrat temporaire de 6 mois ou une formation de longue durée.

Les « contrats de transition professionnelle » dont le CSP prend la suite, étaient réservés à certains bassins d’emploi. Les salariés de la CAMIF en ont été les victimes. Parmi ceux qui ont choisi cette formule de CTP, très peu ont abouti à un emploi dit pérenne et encore moins un CDI.

Cette loi est un pas de plus dans l’action de destruction des contrats de travail que certains voudraient confondre avec des prétendus « contrats d’activité ».

Il faut combattre ces dérives dangereuses.

La section fédérale, à son niveau, lutte contre la précarité en revendiquant la requalification en CDI des CDD et des contrats temporaires  qui sont, le plus souvent, utilisés sur des postes pérennes  et dans des services où le surcroit de travail n’est pas temporaire mais permanent.

La section fédérale lutte de même pour la régularisation des prestataires qui sont, eux aussi, utilisés à la place d’un CDI.

Enfin il faut défendre le contrat de travail, inséparable du contrat collectif, des conventions collectives,  par une lutte qui est aujourd’hui plus importante que jamais :

  • le rétablissement des droits collectifs,
  •  le retour aux augmentions générales des salaires pour tous, employés et cadres sans discrimination.

Jean-Simon Bitter
Secrétaire de la section fédérale

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